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Graphic design Chloe D Hauwe

30.06.19 - 29.09.19


Avec l’exposition Schöne Sentimenten , le musée Dhondt-Dhaenens entend mettre le potentiel de sa collection à l’honneur, cet été. Les œuvres phares de la collection du musée y dialoguent avec des œuvres de collections privées, que le MDD gère actuellement ou souhaiterait gérer à l’avenir. Le résultat n’est donc pas une présentation de collection classique, mais imaginaire. Des œuvres authentiques y côtoient des reproductions, dans le but de souligner l’importance, la capacité et le potentiel des collections présentées.

Un regard singulier


Au cœur de l’exposition, les collections Dhondt-Dhaenens, Matthys-Colle et Cooreman, qui ont, tour à tour, joué un rôle fondamental dans le processus d’acceptation de l’art moderne et contemporain en Flandre. Ensemble, elles embrassent tout le 20e siècle et jettent, en tant que tout, un regard singulier sur les styles, les genres et les courants : du modernisme flamand de la collection personnelle du MDD à l’art contemporain et international de la collection Cooreman, en passant par l’art belge et américain d’après-guerre de la collection Matthys-Colle.


       Edgard Tytgat, Herinnering aan een zondag, 1926
       museum Dhondt-Dhaenens / © Sabam Belgium 2019

Des œuvres emblématiques de la collection du musée Dhondt-Dhaenens d’entre autres Albert Servaes, Rik Wouters, Constant Permeke et James Ensor sont ainsi confrontées à de grands noms comme Franz West et Thierry De Cordier et à de jeunes talents, dont Sarah Baker et Lucy Mckenzie. Les œuvres sont présentées selon plusieurs associations et s’enchaînent librement en fonction des liens portant sur le fond, des attitudes et des choix esthétiques ou formels. La configuration en labyrinthe, jalonnée de percées, crée à la fois l’espace nécessaire à de nouvelles associations tout en titillant l’imagination du visiteur.
 
Schöne Sentimenten fait référence à l’édition éponyme de l’artiste Jan Vercruysse, qui jouit d’une place centrale dans l’exposition. Le titre fait implicitement allusion à la beauté, mais aussi à la fragilité d’une collection muséale. Cette présentation suggestive de collection, selon une scénographie obstinée de Maxime Prananto, et la large série d’affiches de Michel François à l’intérieur et autour du MDD soulèvent des interrogations et des pistes de solution pour l’avenir de ces collections.

Avec


Atelier E.B. , Sarah Baker, Hans Bellmer, Michaël Borremans*, Jean-Marc Bustamante*, Christo*, Franz Courtens, Thierry De Cordier, Raoul De Keyser*, Elmgreen & Dragset, Lili Dujourie*, James Ensor, Henri Evenepoel, Joel Fisher, Alicia Framis*, Michel François, Gilbert & George*, Domenico Gnoli*, Mike Kelley*, Martin Kippenberger, Konrad Klapheck*, John Kørner*, Art & Language*, Lucy Mckenzie, Mario Merz*, Matt Mullican, Juan Muñoz*, Bruce Nauman*, Claes Oldenburg*, Cornelia Parker, Constant Permeke, Thomas Ruff, Gregor Schneider, Thomas Schütte, Albert Servaes, Andreas Slominski, Gustave De Smet, Josh Smith*, Jean Tinguely*, Ryan Trecartin*, Joëlle Tuerlinckx, Luc Tuymans*, Edgard Tytgat, Frits Van den Berghe, Jan Vercruysse, Andy Warhol*, Marthe Wery, Tom Wesselmann*, Franz West, Rik Wouters & Lynette Yiadom-Boakye. * représenté avec reproduction

Une énorme valeur ajoutée


Dans le droit fil de sa sensibilité héritée du passé pour la signification de ce collectionneur d’art engagé, le MDD accorde une attention toute particulière à l’épanouissement muséal, à la recherche et à la présentation de collections privées flamandes engagées. Depuis 2007, Tanguy Eeckhout, ancien curateur du MDD, mène des recherches scientifiques sur les collections privées ayant joué un rôle fondamental dans le processus d’acceptation de l’art contemporain en Belgique et dont l’importance dépasse les frontières de la sphère privée. Ce qui, depuis lors, a été transposé dans des présentations de collection biennales.
 
Notons par exemple l’exposition de la collection Roger et Hilda Matthys-Colle (2007), la collection Wilfried et Yannicke Cooreman (2009), la collection Tony Herbert (2011) et la collection Jeanne et Charles Vandenhove (2013). Une collection d’entreprise a également été ouverte, la Proximus Art Collection (2015) de même qu’une collection institutionnelle avec l’exposition "Walther Vanbeselaere, Collectionneur pour l’état, 1948-1973 " (2017).


      Jan Vercruysse, Atopies V, 1985
      Matthys-Colle Collection / © Sabam Belgium 2019
      foto: Henk Schoenmakers

 
Cette expertise et ces collaborations étroites avec des collections privées ont donné vie à de nouvelles formes de modèles de coopération et de contrats de gestion, ce qui s’est traduit, ces dernières années, par une forte consolidation du patrimoine du MDD. En parallèle à sa propre collection, le MDD gère aussi un groupe d’œuvres issues de plusieurs collections privées qui représentent une énorme valeur ajoutée au sein du paysage muséal flamand, voire international.

Un grand merci à

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