Valerius De Saedeleer ® Guy Braeckman (AD/art bvba)
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courtesy of the artist & Galerie Gisela Capitain, Cologne

Karla Black

23/04/2017 - 18/06/2017

Le musée Dhondt-Dhaenens est fier de présenter la première exposition solo de Karla Black, qui ouvrira ses portes juste avant la participation de l’artiste à la 57e édition de la Biennale de Venise cet été. L’artiste réalise des sculptures abstraites à l’aide de morceaux de tissu, de plâtre, de pigments et de papier qu’elle dispose au sol ou suspend au plafond pour créer une expérience spatiale à la fois fragile et sensuelle. Le résultat final ne compte pas autant que la création intuitive et l'évolution du travail après sa création suite à la lumière dans la salle et les mouvements des spectateurs qui entourent le travail. Pour le MDD, Karla Black créera de nouvelles œuvres impliquant l’ensemble de l’espace du musée, ce qui lui permettra d’exploiter le jeu de lumière intense de l’espace d’exposition.
 
L’artiste écossaise Karla Black (°1972, Alexandria, Royaume-Uni) a une préférence pour les poudres, les pâtes, les huiles, les crèmes et les gels commercialisés dans les drogueries locales. Elle sélectionne les fards à paupières et les poudres pour leurs teintes et leur qualité matérielle, pas pour leurs associations culturelles. Le choix de matériaux éphémères relève d’un compromis conscient. Bien que l’artiste souhaite conférer un caractère immuable à ses œuvres, elle n’apprécie guère les matériaux statiques comme le métal et la pierre. Pour elle, ils manquent d’énergie, de vie et de dynamisme. 

« Je veux créer de l’art abstrait, pas figuratif. Je préfère appréhender le monde par l’expérience matérielle plutôt que par le langage. Je cherche à présenter une esthétique formelle, et non une histoire écrite à l’avance. La possibilité de ressentir l’art sur le moment est plus importante que le résultat final», confie Karla Black.  (1)

Les œuvres de Karla Black sont dominées par les pastels tout en douceur. Les couleurs primaires sont bannies : l’artiste les mélange toujours à du blanc pour créer une œuvre plus "calme" ou "à l’écoute". Pour appréhender et comprendre le monde, l’expérience matérielle laisse place au langage. Les sculptures de Black sont empreintes de psychanalyse, notamment celle de Melanie Klein, qui considère le mouvement physique et le jeu comme une forme légitimede communication, une sorte de prélangage comme on l’observe chez les enfants en bas âge. Karla Black s’inspire également des peintures rupestres et de l’expressionnisme abstrait. D’autres influences de l’Histoire de l’art sont clairement perceptibles dans ses œuvres, comme les sculptures sociales de Joseph Beuys ou le minimalisme organique et le choix des matériaux d’Eva Hesse.

L’esthétique formelle occupe une place centrale dans les considérations de Karla Black. De même, sa recherche de la beauté est mise en relation avec la composition, la forme, la couleur et le matériau. Bien que l’artiste explore constamment les limites de la sculpture, toutes ses œuvres peuvent bel et bien être considérées comme des sculptures. Pour l’artiste, il est essentiel de rester dans le domaine de la sculpture pour se distinguer des formes artistiques postmodernistes qui tirent leur origine de la sculpture, comme le Land Art ou l’Installation Art, qui se sont très rapidement écartés de l’esthétique.

À l’occasion de son exposition, Karla Black occupera l’ensemble du musée Dhondt-Dhaenens. Elle y installera des sculptures créées spécialement pour les salles d’exposition. Les œuvres s’appuieront sur l’intensité du jeu de lumière et sur les caractéristiques architecturales spécifiques des lieux, comme la taille de la pièce ou l’emplacement des portes. L’artiste exploitera les différentes salles du sol au plafond, en les agrémentant de poudre pastel, de papier toilette, de vaseline et de fard à paupières, entre autres matériaux du quotidien. Inspirée par ses précédentes œuvres au sol à grande échelle, telles que Nature Does The Easiest Thing pour Manifesta 10, Karla Black créera une œuvre au sol spécialement pour le musée, composée d’une nouvelle poudre blanche et de papier toilette blanc. Suspendues devant les murs, ses œuvres quasiment en deux dimensions viseront à étudier la mesure dans laquelle le concept de la sculpture peut être étendu avant de devenir une peinture. Inspirée par la sculpture Endless Column (1938) de Constantin Brâncuși, l’artiste se prêtera également au jeu de l’expérimentation en exposant sa toute première sculpture extérieure dans le patio central du musée. 

(1) Karla Black, “A Very Important Time for Handbags,” in Karla Black: Mistakes Made Away From Home, 2008.

 


 

 

Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Simon Vogel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Stuart Shave/Modern Art, London; and David Zwirner, New York/London (foto: Rik Vannevel)
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